( AFP / DIMITAR DILKOFF )
Le troisième groupe pharmaceutique français, Ipsen, a conjugué au cours du premier semestre 2026 une croissance de 20% des ventes et de sa rentabilité, une dynamique qui le conduit à relever ses objectifs financiers annuels.
De janvier à juin, son chiffre d'affaires a progressé de 20,4% pour atteindre 2,19 milliards d'euros.
Sa rentabilité affiche également une hausse de 20%, se traduisant par un bénéfice net de 402,6 millions d'euros sur la période. Sa marge opérationnelle des activités représente 38,6% du chiffre d’affaires, soit "un niveau record".
Ipsen anticipe désormais une croissance des ventes supérieure à 20% à taux de change constant, alors qu'il tablait précédemment sur une croissance supérieure à 13%.
Côté rentabilité, il prévoit une marge opérationnelle des activités supérieure à 37% (contre initialement, supérieure à 35%) malgré les investissements liés à deux acquisitions récentes.
Ces prévisions pour 2026 intègrent "une accélération de la croissance" de l'ensemble du portefeuille de produits ainsi qu’"une poursuite de la croissance" des ventes de son médicament phare, l'anticancéreux Somatuline, "malgré l’arrivée potentielle de génériques" sur le marché dans la dernière partie de l'année.
A la Bourse de Paris, l'action montait de 0,86% à 165,10 euros dans un marché parisien en hausse de 0,67% vers 11H00.
Sur le seul deuxième trimestre, le chiffre d'affaires ressort en hausse de 23,8% à 1,11 milliard d'euros.
"On confirme la dynamique du premier trimestre", a déclaré à l'AFP le directeur financier Aymeric Le Chatelier.
La division oncologie (+17,5% au 2T), locomotive du laboratoire, a continué de profiter de Somatuline et "des difficultés des génériques" de la molécule (lanréotide) en Amérique du Nord et en Europe.
Le reste du portefeuille de médicaments affiche une croissance de 24,8% à taux de change constant au premier semestre.
Le segment des neurosciences se porte bien lui aussi, avec une croissance trimestrielle de 15,6% et les récents résultats positifs évaluant sa toxine botulique Dysport dans la migraine épisodique comme chronique a de quoi renforcer la confiance du groupe dans ce domaine thérapeutique.
L'activité dans les maladies rares a quasiment doublé de taille (+89,7% au 2T) et le groupe nourrit de grandes ambitions pour son produit Iqirvo (nom commercial de l'élafibranor) qui a obtenu mi-juillet de nouvelles données favorables dans la cholangite biliaire primitive (CBP), une maladie rare du foie.
Ipsen mise aussi à terme sur deux actifs innovants issus de ses deux nouvelles acquisitions : un anticorps monoclonal (potravitug) provenant de MemoTherapeutics et la molécule navtemadlin de Kartos Therapeutics, dont la transaction doit être finalisée au troisième trimestre.
L'entreprise dispose de "plus de 2 milliards d'euros" disponibles pour investir, selon le directeur financier.
Le groupe est disposé à "conclure de nouvelles transactions" et regarde les opportunités "pas seulement en Chine" mais aussi "du côté européen" et ailleurs, a souligné le le patron d'Ipsen David Loew au cours d'une conférence téléphonique.
Ipsen a déjà conclu "plusieurs accords" visant des molécules en provenance de biotechs chinoises mais "nous prévoyons aussi de lancer plusieurs médicaments destinés aux patients chinois", a-t-il rappelé
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